AccueilLes États‑Unis avertissent les compagnies maritimes de sanctions pour le paiement des péages du détroit d’Hormuz.

Les États‑Unis avertissent les compagnies maritimes de sanctions pour le paiement des péages du détroit d’Hormuz.

Auteur:cryptopolitan

Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a émis une alerte aux compagnies maritimes, qu’elles soient américaines ou non, les informant qu’elles risquent des sanctions de Washington si elles paient l’Iran pour un passage sécurisé à travers le détroit d’Hormuz.

Cela a été rendu public le vendredi 1er mai, et constitue la dernière étape de la campagne de pression économique croissante de Washington contre Téhéran dans le cadre d’un affrontement persistant concernant le contrôle de ce passage stratégique.

L’OFAC promet des sanctions sur tous les paiements à l’Iran Le 28 avril, l’OFAC a publié une réponse dans sa section FAQ à la question : « Les paiements de péage à l’Iran pour un passage sécurisé à travers le détroit d’Hormuz sont-ils autorisés ? »

L’alerte indique que les paiements, qu’ils soient directs ou indirects au gouvernement iranien ou au Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), « ne seraient pas autorisés pour les personnes américaines, y compris les institutions financières américaines, ou pour les entités étrangères détenues ou contrôlées par les États‑Unis. »

L’avertissement s’étend bien au-delà des entreprises américaines. Les personnes non américaines encourent également un « risque important de sanctions » lorsqu’elles s’engagent dans des transactions impliquant des personnes désignées ou bloquées, y compris le gouvernement iranien et l’IRGC, qui est désigné comme organisation terroriste étrangère par plusieurs autorités américaines.

Dans sa dernière alerte, OFAC a déclaré qu’il est au courant des menaces de l’Iran et de ses exigences de péage pour garantir un passage sécurisé dans le détroit.

L’OFAC a indiqué que l’Iran pourrait exiger des paiements sous diverses formes, notamment en monnaie fiduciaire, en actifs numériques, en échanges informels ou en compensations. Il a également souligné que certains de ces paiements pourraient être « présentés comme des dons caritatifs nominaux faits à la Société du Croissant‑Rouge iranien, à la Bonyad Mostazafan ou aux comptes d’ambassades iraniennes. »

Cependant, il a réitéré sa position selon laquelle ceux qui effectuent ces paiements, quel que soit le mode, ou qui recherchent des garanties auprès du gouvernement iranien, s’exposent à des sanctions américaines.

Dans une FAQ connexe publiée le 1er mai, l’OFAC a confirmé que les plateformes d’échange d’actifs numériques iraniennes sont considérées comme des institutions financières iraniennes au regard des réglementations de sanctions en vigueur. Cela signifie que leurs biens et intérêts détenus par des personnes américaines ou situés sous juridiction américaine sont bloqués en vertu de l’Ordre exécutif 13599.

Le détroit d’Hormuz et le programme nucléaire sont des priorités majeures Le détroit d’Hormuz est un passage étroit entre l’Iran et Oman, et il constitue également le point de congestion pétrolier le plus important au monde, avec environ 20 % du pétrole mondial qui y transite. Au fil des années, Téhéran a menacé de restreindre le trafic à travers le détroit comme levier dans ses différends avec les gouvernements occidentaux, généralement liés à son programme nucléaire.

L’Iran a ensuite fermé le détroit après que les États‑Unis et Israël ont mené des opérations militaires contre lui. Jusqu’à présent, les négociations entre les parties concernées semblent être au point mort.

L’OFAC a fait référence à l’Ordre exécutif 13902, qui autorise les sanctions contre les personnes qui « ont sciemment participé à certaines transactions importantes impliquant des secteurs déterminés de l’économie iranienne », notamment les secteurs financier et pétrolier.

Ainsi, les institutions financières étrangères qui facilitent de telles transactions risquent de perdre l’accès aux comptes de correspondance bancaire américains, une sanction qui les coupe effectivement du commerce libellé en dollars.

Les compagnies maritimes sont désormais confrontées à des choix difficiles Les compagnies maritimes et leurs intermédiaires financiers doivent désormais soit refuser les exigences de péage iraniennes et risquer une perturbation opérationnelle dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde, soit payer et s’exposer à l’application des sanctions américaines.

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