Le Japon rejoindra les États‑Unis dans la mission Genesis, un programme gouvernemental d'IA visant à accélérer la recherche scientifique. Les deux pays dépenseront 1 milliard de dollars sur cinq ans pour travailler ensemble au développement de technologies.
Ce partenariat place Tokyo aux côtés de Washington dans le but de devancer la Chine en intelligence artificielle et domaines connexes. Des hauts fonctionnaires du ministère japonais de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie ainsi que du ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie devraient se rendre aux États‑Unis début juin pour annoncer officiellement l'accord avec le Department of Energy, qui supervise la mission, selon The Japan News.
Trump a lancé Genesis pour relier les laboratoires et l'intelligence artificielle Fin 2025, Trump a signé un décret exécutif qui a lancé la mission Genesis. Il a ordonné aux agences fédérales de regrouper leurs projets de recherche en IA, leurs infrastructures informatiques et leurs ensembles de données dans un cadre unique.
L'initiative relie les superordinateurs et les données scientifiques des laboratoires nationaux aux systèmes d'IA afin d'accélérer les expériences, les simulations et les calculs dans 26 domaines de recherche. Ces domaines comprennent le développement de semi-conducteurs, la biotechnologie, la fusion nucléaire et les technologies quantiques.
La Maison-Blanche a comparé l'ambition de l'initiative à celle du projet Manhattan et du programme Apollo. Vingt‑quatre entreprises ont adhéré au lancement de la mission en décembre 2025, dont OpenAI, Nvidia, Microsoft, Amazon Web Services et Google.
Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche, a déclaré en décembre que la mission « augmenterait de façon spectaculaire la productivité des scientifiques et chercheurs américains » en les aidant à « automatiser la conception d’expériences, accélérer les simulations et générer des modèles prédictifs ».
Tokyo apporte son expertise en robotique et en puces Tokyo cherche à renforcer ses liens avec Washington alors qu'il rivalise avec la Chine pour la domination de l'IA. Le Japon apporte ses propres forces en science des matériaux, robotique et fabrication de semi-conducteurs. Ces trois domaines se recoupent avec les 26 champs cibles de la mission Genesis.
Le décret exécutif qui a créé la mission indique clairement qu'elle souhaite collaborer avec d'autres pays. Il demande au Conseil national de la science et de la technologie de travailler avec le Bureau de la politique scientifique et technologique afin de trouver des partenaires étrangers dont les compétences en recherche correspondent aux objectifs de la mission.
Le décret exécutif de la mission Genesis oblige le secrétaire à l'Énergie à examiner et à mettre à jour chaque année les priorités de recherche du projet. Il impose également des règles standardisées pour les partenariats, incluant l'accès aux données, la cybersécurité, la propriété intellectuelle et les contrôles à l'exportation. Ces cadres devront désormais accueillir un partenaire international pour la première fois.
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